Les Français·es de l’étranger doivent prendre conscience de l’important préjudice dont ils sont victimes.
Les versions officielles sont trompeuses, elles omettent de souligner que le mode de calcul du revenu annuel moyen (RAM) et du taux pénalise les carrières internationales, et que les accords bilatéraux ne garantissent certainement pas une retraite équitable. Le terme « décote », jugé trop explicite, a été remplacé par le mot « taux ». Pendant des années, les caisses de retraite ont présenté le mécanisme de la retraite communautaire comme plus équitable pour les carrières européennes, mais elles sont restées silencieuses lors de sa suppression en 2022.
Le préjudice dont souffrent les Français·es de l’étranger ne dépend pas d’un budget qui leur serait dédié, mais du budget national. Les très rares parlementaires qui tentent de défendre leurs intérêts lors de ce budget sont régulièrement ignoré·es. Une réforme en leur faveur impliquerait un coût budgétaire élevé, et serait considérée comme trop lourde financièrement pour être mise en œuvre. Quelque en soit les conséquences pour les victimes.
Les syndicats ne défendent pas les droits pour les années cotisées en France, ils défendent seulement les droits des salarié·es résidents en France. Les Français·es de l’étranger (les carrières courtes) ne sont pas défendu·es par les syndicats. Le calcul inéquitable de la retraite des Français·es de l’étranger n’est jamais abordé lors des concertations avec les partenaires sociaux, et les Français·es de l’étranger n’y sont pas représenté·es. Ils n’ont pas assez de poids politique et ils font partie des victimes des coupes budgétaires avec les femmes aux carrières hachées, les personnes en situation de handicap…
La retraite constitue une préoccupation majeure, mais son analyse en profondeur, jugée non prioritaire, est trop souvent indéfiniment reportée.
Les Français·es de l’étranger ne doivent plus accepter les inégalités de traitement dont ils sont victimes.
Beaucoup de parlementaires des Français de l’étranger soutiennent les choix budgétaires du gouvernement plutôt que de défendre leurs électeurs. (Seulement 4 élus des Français de l’étranger au Sénat sur 12 ont voté pour une demande de rapport sur les retraites de carrières internationales en 2023).
Les Français·es de l’étranger ont été trop longtemps des « proies faciles ». Leur poids politique est trop faible. Mais dorénavant ils ont le pouvoir d’agir !

Comment agir ?
- En attirant l’attention sur l’injustice subie par les Français·es à l’étranger et sur les discriminations dont ils sont victimes. En relayant les informations de ce site sur les réseaux sociaux.
- En soutenant les élus qui défendent activement les droits à la retraite des Français·es de l’étranger. En votant pour des conseillers qui se sont investi et pour les candidats qui soutiennent l’égalité des droits à la retraite pour les années cotisées en France lors des élections consulaires.

